Philosophie

 L’origine du massage thaïlandais est attribuée à Jvaka Khumar Baccha, contemporain de Bouddha et célèbre médecin de la tradition ayurvédique. Aux 2e-3e siècles avant notre ère, les moines bouddhiste quittèrent l’Inde pour gagner l’Asie du Sud-Est. Des traces historiques du massage traditionnel thaïlandais ont été retrouvées au royaume du Siam dès l’époque dite d’Ayutthhaya, dans un décret du roi datant de 1455. Plus tard, au 18ème siècle, le roi Rama I fit rénover un des plus vieux temples de Bangkok et en fit le dépositaire des connaissances médicales de son peuple, et en particulier du massage. Les successeurs de Rama I ont petit à petit consolidé la pratique et l’enseignement du massage, en fondant sur le site du temple, connu sous le nom de Wat Pho, la première université du pays. Aujourd’hui encore le temple de Wat Pho est l’école de massage la plus renommée de Thaïlande.

Imprégné du bouddhisme, le massage thaïlandais retient notamment les concepts d’interdépendance et d’énergie universelle. Notre organisme est considéré comme une entité énergétique en relation permanente avec les énergies qui nous entourent. L’être humain, comme l’univers dans lequel il baigne, est imprégné d’énergie. Celle-ci parcourt le corps selon des lignes appelées ”Sen“, qui correspondent aux méridiens d’acupuncture pour les Chinois, et aux nadis pour les Indiens. Le principe du massage thaï est d’harmoniser cette circulation.

Trois éléments principaux caractérisent l’art du massage thaïlandais traditionnel  :

  1. Les exercices d’étirement sont à la fois dynamiques et fluides, inspirés des postures de yoga.
  2. Le travail « énergétique ». C’est par des pressions exercées avec les pouces, les coudes et les pieds, mais aussi par des étirements, que le massage thaï rétablit l’équilibre et la dynamique énergétique du corps.
  3. L’attitude de méditation et de recueillement.
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